Il y a

Il y a Da Louise, la vendeuse de crédit.

Il y a la Victoire, la boulangerie, et Biopharm, la pharmacie.

Il y a mon chauffeur de taxi, Basil, et son frère, mon gardien.

Il y a le café de la journée pour Internet.

Il y a la maison où je dors chaque nuit.

Il y a le caissier à un œil et Kennedy, le vendeur de poissons.

Il y a le rond-point de la Botte où je m’arrête.

Il y a la dame des fruits et celle des pommes de terre au marché du feu rouge.

Il y a le vieillard des petits pois.

Il y a mon travail.

Il y a mes colocataires.

Il y a Max, mon chien, et Théo, le rat.

Il y a les gardiens des maisons voisines et le proprio de ma voiture.

Il y a le lac dans lequel je me baigne et les pêcheurs que je croise.

Il y a mon lit et sa moustiquaire.

Il y a le fils du voisin d’en face toujours assis et sa maman qui réclame le loyer.

Il y a les motards du marché qui me saluent.

Il y a mes livres.

Il y a les partenaires du boulot, les amis d’un temps et les nouvelles venues.

Il y a le bar du vendredi soir.

Il y a mon jardin et son jardinier.

Il y a la route que je prends chaque jour.

Il y a un peu de passé et des projets.

Il y a mon abri, alors ma vie, c’est un peu ici.