Kiss-Kiss. Bang-bang.

Le baiser annonce la gifle. La gifle après le baiser. Tu m’as entrainée à sentir suffisamment de douleur pour ne plus en être effrayée. Si je sais que cela vient, alors je ne suspecte plus. Plus encore, tu m’as présenté cela comme la preuve de ton amour. Tu as dit « C’est ça l’Amour ». Tu as dit « C’est ainsi que les autres font ».

Kiss-kiss, bang-bang. La première fois, tu as tenu fermement mon poignet, que je ne puisse m’échapper. Tu t’es même excusé. Avec le temps, tu l’as relâché comprenant que je ne partirai pas. Tu ne t’es plus excusé. Après le baiser et la gifle, la caresse et la brûlure. Après chaque caresse plus intense, tu as commis un petit meurtre, une lente torture.

Kiss-kiss, bang-bang. Lancés comme des flèches, tes mots ont percé ma peau. Elle est devenue plus épaisse. Ta colère, comme un marteau, a frappé ma tête. Elle est devenue plus dure. Ton ignorance à mon égare à refroidi mon sang. Il est devenu de la glace.

Kiss-kiss, bang-bang. Ainsi ta violence a sculpté une nouvelle forme de moi. Tu étais exercé. J’étais habituée. Tu as coupé dans mes os, ton arme. Tu as fait de mon sang glacé, des balles. Et au travers des trous de ma peau, tu as visé juste.

Kiss-kiss, bang-bang. Après la dernière embrassade, tu nous as eue : moi et mon esprit. Tu as dit « C’est ça l’Amour ».

Kiss-kiss, bang-bang.