La terre abîmée
Par les orgueilleux,
Je la quitte sans regret,
Formulant mes vœux.
On me jette la pierre.
Vouloir le meilleur,
Cela m’indiffère.
Il y a un ailleurs.
De la terre quittée,
L’immense traversée
Vers des champs de blé,
Du désert vidé.
Sèchent mes amours
Par mon absence.
S’abreuvent les jours
De mes croyances.
Ils ne savent pas,
Pourtant il y a
De sauvages blés
Qui les attendent.
Je trouve mes épis,
Naturelle courbure,
Des blonds assoupis,
Traces des tortures.
De l’épique traversée,
Pour la sérénité
D’être là où on naît.